| Le mythe de Déméter et Perséphone Perséphone, fille de Déméter, déesse des moissons, est enlevée par Hadès, dieu des enfers, pour devenir son épouse dans le royaume d’en bas. Déméter, folle de chagrin, arrête de faire pousser quoi que ce soit sur terre. Rien ne pousse, rien ne meurt, tout reste figé — jusqu’à ce que Zeus intervienne et négocie le retour de sa fille.Mais pendant son séjour aux enfers, Perséphone a mangé quelques grains de grenade — et cette nourriture l’a liée à ce monde. Elle doit désormais y retourner une partie de l’année. Ce que l’on retient souvent moins : Perséphone ne subit pas seulement son sort, elle traverse ses peurs, apprivoise les ombres, et devient reine des enfers à part entière. Elle trouve un équilibre dans ce monde qu’elle n’avait pas choisi.Chaque printemps, elle remonte voir sa mère. Déméter est heureuse, la terre redevient abondante. Et chaque automne, quand Perséphone repart de son plein gré vivre sa vie en bas, Déméter pleure à nouveau. Ce que ce mythe raconte de nous Ce qui frappe dans cette histoire, ce n’est pas l’enlèvement. C’est Déméter qui n’apprend jamais complètement à laisser partir sa fille. Chaque année, le même chagrin revient, alors même que Perséphone va bien — mieux que bien, elle règne sur son propre royaume.C’est peut-être ça, l’automne de la vie parentale : nos enfants grandissent, partent vivre ce qui leur appartient, traversent leurs propres enfers pour en revenir transformé·es — et nous, on a beau avoir tout fait pour leur épargner la souffrance, on ne peut pas vivre leur vie à leur place. Le mythe ne dit pas que Déméter a tort de pleurer. Il dit juste qu’il y a un travail à faire de son côté, pour que le départ de sa fille ne soit plus une menace mais une preuve qu’elle a bien grandi. L’automne en médecine traditionnelle chinoise La théorie des cinq éléments en médecine traditionnelle chinoise associe chaque saison à un couple d’organes, une émotion et un élément. Dans ce système, les poumons et le gros intestin correspondent à l’élément Métal. Les poumons y sont traditionnellement reliés au chagrin, à la tristesse et à la difficulté à accepter une séparation, tandis que le gros intestin porte la symbolique de l’élimination et du lâcher-prise.Alors que le calendrier occidental situe l’automne en septembre, la médecine chinoise fait démarrer cette transition dès début août — une période associée à l’intériorisation, au bilan, et au retour à l’essentiel.Cette lecture rejoint ce que le mythe de Déméter raconte à sa façon : l’automne est structurellement la saison où lâcher-prise et deuil sont censés circuler plutôt que se figer. Pratiquons ensemble Et vous, qu’avez-vous à lâcher ou à accepter en cet automne ? Que ce soit avec vos enfants, ou ailleurs dans votre vie — quelque chose se présente en ce moment, que vous n’avez pas choisi. La question n’est pas de savoir comment l’empêcher. C’est comment l’accepter sans que ça devienne une prison, comme Déméter avec son chagrin annuel. « Ronde 1 : Aujourd’hui je lâche mes vieilles habitudes de m’accrocher à …. Ronde 2 : Aujourd’hui je m’ouvre à la certitude que je peux être dans la gratitude ou l’amour par rapport à …. » Imaginez et ressentez votre vie en tapotant sur la ronde numéro 1. Et imaginez que vous gardez cette croyance, cette peur… pendant 5 ans, 10 ans. Comment vous sentez-vous ? Imaginez et ressentez votre vie en tapotant sur la ronde numéro 2. Et imaginez et ressentez votre vie dans 5 ans, 10 ans avec cette nouvelle perspective. La clé c’est que la vie va vous présenter vos peurs d’une façon ou d’une autre. On ne change pas le monde extérieur mais notre perspective sur le monde extérieur. On s’accroche et on en devient la victime. On relâche et on arrête de le subir. On peut alors faire ce qui nous fait du bien : vibrer la gratitude et l’amour. On décide consciemment de choyer notre maison émotionnelle. Personne ne le fera pour nous. |

